Yoko is back from Kyoto !

Bonjour et très bonne année à tous !…Je suis rentrée à Paris, enfin, après un séjour parmi les miens. J’ai été si heureuse de retrouver ma famille, ma mère, mon beau père et ma petite soeur. Je me suis retrouvée mitraillée de questions sur ma vie à Paris et j’y ai répondu avec le plus grand enthousiasme. Si je leur avais annoncé une petite portion de tout ce que j’ai vécu en Europe en si peu de mois, je crois que mon billet retour Tokyo – Paris m’aurait été retiré…Si j’ai été heureuse de passer de très belles journées avec ma famille, je dois avouer que la France me manquait, notamment Ronald qui m’attendait de pied ferme…(et pas que le pied -))) à l’aéroport, même si mon avion accusait un retard assez important. Si j’ai toujours aimé me procurer du plaisir, je crois que Paris a éveillé mes sens à un niveau que je n’avais pas imaginé. L’attirance « inter ethnique » doit y être pour beaucoup.  Heureusement que ma chambre de Kyoto est restée intacte et j’ai eu la joie de retrouver deux ustensiles qui me tiennent très à coeur – la boule de Geisha mais aussi mon foulard en soie qui m’avait été offert pour mes 14 ans par une amie de ma mère. J’aimais beaucoup cette femme mais malheureusement mon beau père est parvenu à l’éloigner de nous car il la jugeait avec mépris. C’est vrai que Satoko avait un travail un peu particulier. Mon beau père l’appelait non sans agacement la « chef putes ». Satoko et ma mère s’étaient connues à l’université et étaient devenues de très proches amies. Satoko, alors qu’elle étudiait encore les sciences sociales, a eu une opportunité de travail pour financer ses études. Ses parents étaient de faible milieu et elle avait du mal à joindre les deux bouts. On lui a donc proposé un travail d’hotesse dans un grand hotel de Tokyo fréquenté par des hommes d’affaires venus s’encanailler. Satoko n’a jamais – nous a t’elle dit, mais je la crois – franchi la ligne rouge qui conduisait dans les chambres de ces hommes. Son rôle était très simple, elle devait simplement faire la conversation à ces hommes et les poussait à boire le plus possible. Satoko excellait tellement dans ce rôle qu’elle a grimpé progressivement tous les échelons de cette activité pour se retrouver effectivement responsable de toutes ces filles. Des entraineuses mais aussi des prostituées dont beaucoup d’étudiantes d’ailleurs. Je me souviens d’avoir été dîné plusieurs fois avec Satoko juste avant qu’elle prenne son service. Parfois ses « employées » venaient nous rejoindre et nous passions de très belles soirées ensemble. J’ai toujours eu beaucoup d’admirations pour ces femmes capables d’une telle abnégation. Souvent intelligentes, ce sont généralement de grandes manipulatrices car la plupart d’entre elles ont en effet une double vie. Je me souviens d’une qui nous parlait de son mariage qui allait être célébré quelques mois plus tard. Elle évoquait avec tant d’amour son futur mari que je n’arrivais pas à comprendre comment elle pouvait lui mentir si facilement. Passer des nuits avec des inconnus, parfois plusieurs ensemble…et rêver de son mariage à venir…je ne comprenais pas mais telles étaient leurs vies et je les jugeais pas. Un sujet revenait très souvent également, c’était la fermeté de leur intimité. Elles utilisaient tous les stratagèmes pour conserver leur périnée ferme et étroit. Certaines utilisaient, j’en ai déjà parlé, la boule de Geisha, mais d’autres n’hésitaient pas à avoir recours à la chirurgie. Je pouvais d’ailleurs parcourir avec dégoût des documentations de cliniques privées qui présentaient leurs techniques avec photos très précises à l’appui.

Satoko était une sacrée femme, un très beau caractère et une âme sensible contrairement à ce que l’on pourrait imaginer en surface. Pour revenir à mes 14ans, Satoko m’offrit donc un foulard en soie blanc. La qualité de cette soie était apparemment la plus remarquable que l’on puisse trouver. Après avoir embrassé Satoko, j’ai tout de suite placé le foulard autour de mon cou et suis partie m’admirer dans le miroir le plus proche. Satoko a ri avec un regard malicieux et énigmatique…Elle a ensuite rajouté que le meilleur usage de ce foulard ne serait pas de le porter autour du cou….j’ai vu ma mère blêmir et demander à Satoko de ne pas continuer l’explication…Satoko a néanmoins continué et m’a expliqué avec précision la fonction première de ce foulard…J’étais bien sur vierge à l’époque et ne connaissait que très peu de choses des affaires sexuelles. J’étais pétrifiée à l’idée d’être pénétrée et quand Satoko m’a appris qu’une femme pouvait se donner beaucoup de plaisir sans recevoir ce bout de chair en soi ou quoi que ce soit d’autres d’ailleurs…j’en ai été tellement rassurée…Satoko m’a suggéré d »essayer » le soir même ce foulard en précisant seulement que le contact de cette soie sur mes parties intimes m’amènera vers une extase que je n’avais peut être jamais ressentie jusque là…J’ai pris un air détaché et ai changé aussi vite que possible de sujet…mais le soir même, je me souviens d’avoir été prendre une longue douche chaude, de fermer la porte à clé de ma chambre et de regarder avec extase ce foulard blanc. Tous mes fantasmes, interrogations sur le sexe, se brouillaient dans ma tête et quand j’ai commencé à enfourcher ce foulard à la soie aussi douce, j’ai très vite ressenti des choses étranges. Je déplaçais d’abord très doucement ce foulard entre mes cuisses et l’excitation est arrivée doucement, je frottais de plus en plus fort sans ménager mon sexe qui devenait étrangement très humide…et j’ai pu connaître pour la première fois un orgasme. J’ai joué ensuite toute la nuit avec ce foulard qui n’allait plus me quitter…J’ai depuis amélioré l’usage de ce foulard et suis devenue une experte dans le domaine…

Satoko ne vient plus à la maison et nous l’avons perdue de vue. Probablement a t’elle conservé le même emploi et je lui souhaite car elle aimait ce travail et n’éprouvait aucun remord à le pratiquer. Ses filles étaient respectées, heureuses de gagner de l’argent dans un lit..quand à ses clients, beaucoup d’entre eux se montraient très généreux et lui offraient même des cadeaux précieux telles que des montres, sacs à main de marque ou autres bijoux….seulement par reconnaissance de l’aide apportée par Satoko à leurs soirées coquines. Plusieurs fois malheureusement, certains de ces hommes se sont comportés comme des gougeats avec ses filles et dans de tels cas Satoko pouvait se montrer inflexible. Elle n’a jamais précisé les châtiments infligés à ce type de clients mais j’ai cru comprendre qu’une seconde opportunité de s’attaquer à ses filles ne pourrait pas se renouveler.

Satoko me manque !

19 Réponses to “Yoko is back from Kyoto !”

  1. Yann Says:

    konbanwa … et … akemashite omedetô.

    Je viens juste de prendre connaissance de ce blog. Vous maîtrisez fort bien notre langue. J’espère que votre amie Arika se remet de son agression. Je trouve abjecte le comportement de certains hommes envers les femmes. Heureusement, ils ne sont pas tous comme cela.

    Merci pour vos récits très bien écrits.

    Respectueusement,

    Yann

  2. Theo Says:

    J’aimerais bien comprendre ce qui fait qu’au Japon, les filles travaillent sans vergogne avec leur corps, leur sexe, sans que celà soit mal vu…
    Ici ça ferait des vagues… je vois déjà les chiennes de garde monter au créneau😀

    • Il n’y a rien a comprendre, c’est aussi tres mal vu ! Tu ne va tout de meme pas comprendre ce qui se raconte ici !

      • … croire, oui, croire ce qui se rqconte ici !

      • Ah, mais je proteste ! Je pense au contraire que c’est d’une grande véracité ! Tout le monde fait ça, même les enfants. J’y pensais justement hier alors que je sortais du « pink salon ».

        Senbei, non à la puberté, oui au Japon !

      • enfin de retour chez « moi » Senbei..tu m’avais manqué.

      • oh Yoko te rentre dedans Senbei!

      • Theo Says:

        Pas ce qui se raconte ici mais je suis allé plusieurs fois au Japon, j’ai lu plusieurs articles sur le sujet… c’est une réalité !

      • Ah je m’avoue battu…je n’ai hélas qu’une image superficielle du Japon, n’y étant allé qu’une fois.

        Senbei, le coeur sur la main

      • Theo Says:

        Ryu Murakami dénonce ces travers dans ces bouquins. On croise d’ailleurs beaucoup d’étudiante qui se prostitue dans ses livres, ainsi que chez d’autres auteurs japonais.
        La vente de choses ayant attrait au sexe a plusieurs niveau : de la simple vente de culotte usagée au rapport sexuel tarifé, en passant par le téléphone rose, les films porno (japon premier producteur de porno), être payée pour se montrer nue (mais sans pouvoir toucher), l’escort, l’hostess club… plein de truc quoi lol !😀
        J’ai des amiEs japonaises et elle m’ont confirmé ces pratiques. Je ne dis pas que toutes les japonaise le font mais c’est loin d’être négligeable.
        Murakami explique que c’est une déviance de la société de consommation à outrance qu’est le Japon (générant une envie de revenu facile).

      • Sans doute devrais-je ouvrir un livre de Murakami, histoire d’y voir un peu plus clair sur ce pays objet de tant de fantasmes…

        As-tu donc essayé toutes ces options de sexe tarrifié dont tu parles ? Tu peux imaginer que pour le français moyen (moi, suparoban, j’imagine) qui n’a que peu l’occasion de s’encanailler de la sorte,c’est un peu difficile de se faire une image nette de ce que peut être un bar à hotesses…

        Senbei, avide de découvertes

      • Michael Says:

        Je lisais qu’au lycée, se développait dans les années 90 le phénomène des « téléphone club ». Le principe est simple: des sociétés incitent des adolescentes à faire des rencontres sponsorisées (enjo kōsai, 援助交際). À l’origine, la plupart des contacts se faisaient par l’intermédiaire des telekuras (telephone clubs), où les clients paient le droit d’entrer dans une cabine téléphonique (~ 1 000 yens) d’où ils peuvent appeler un centre qui répercute l’appel sur le téléphone cellulaire d’une lycéenne. Celle-ci rappelle à son tour le client pour convenir d’un rendez-vous et de la nature des relations qu’auront les partenaires le temps d’une soirée. De nos jours, les telekuras se contentent de fournir une liste de numéros de téléphones portables que leurs clients peuvent appeler directement.
        *Plus de 30%* des lycéennes auraient succombé à la curiosité et composé des numéros de telekura: autant dire que la société japonaise est imprégnée de ce genre de phénomènes sociaux que nous ne connaissons pas du tout ici. Une loi de 1997 interdit à ces sociétés de distribuer les flyers de telekura à moins de 100 mètres d’un lycée (autant dire une loi symbolique !) . Toutefois, cette loi interdit les relations sexuelles tarfiées avec une personne en dessous de dix-huit ans. Cela dit, si ce n’est pas payant (et qui le dira?) vous avez légalement le droit, l’âge du consentement légal au japon étant bien inférieur à dix-huit ans, puisque de treize ans au japon.

  3. Nay. Says:

    Bonsoir

  4. J’aimerais bien voir les choses que tu peux faire avec ces foulards!

  5. Nay >>> Le jeu du foulard est fortement interdit dans les cours de récré en France. A noter que dans les écoles japanisthanaises, c’est toléré.

    FERIC, pion d’échec (scolaire)

  6. kikinawak Says:

    Satoko te manque? Moi c’est Arika qui me manque! J’espère qu’elle se porte bien malgré tout!

  7. Michael Says:

    La vie est un océan de gouttes de rêves. Elles nous traversent, nous les effleurons nous les gouttons, mais nous ne pouvons jamais vraiment les retenir.
    Ces souvenirs, nous le ressentons bien, peuvent laisser une marque profonde au fond de nos cœurs. Mais leur marque est-elle bien le reflet de ce que nous avons vécu ? Ne l’embellissons nous pas avec le temps ? La réalité n’est-elle pas déjà partie ailleurs, avec le train de la vie ??

    Peut-être… et ce n’est pas bien grave car je pense que nous avons tous besoins de rêves. Je dirais même plus, ils font *réellement* partie de ce que nous sommes. D’ailleurs, cela me rappelle un un rêve que j’avais fait il y a quelque temps de cela:

    J’étais avec une fille blonde aux cheveux courts et raides. Dans la trentaine, peut-être un peu moins. Une beauté fragile mais ce n’était qu’une apparence: une grande force se dégageait d’elle.

    Je lisais des livres, certains étaient manuscrits. La plupart de ces livres, je les avait lus quand j’étais plus petit ou plus jeune. Ils me racontaient qui j’étais. Je feuilletais les pages plus que je ne les lisais.

    Cette fille, à côté de moi, avait la capacité de ressentir les émotions que les personnes avaient éprouvé en lisant des livres.

    Les émotions restaient à la surface des pages, comme attachées aux mots. Elle pouvait les voir. Et en ouvrant les livres, elle savait exactement ce que j’avais ressenti ou éprouvé.

    Ensuite, je suis venu vers elle. Elle était impassible. Et d’un trait ne comportant aucune hésitation nous nous sommes embrassés. Je crois qu’elle savait ce que je ressentais et en cela nous pouvions toucher directement le cœur de l’autre. Il n’y avait aucune barrière entre nous.

    Quel étrange pouvoir…

  8. Ahah, merci.
    C’est une offre de fidélisation ?

    Senbei, qui ne joue à rien

  9. Ryukichi Says:

    C’est marrant ces deux visages du Japon, d’un côté le sex qui est « facilement » accessible et de l’autre les porno flouté ?!?

    En tout cas j’espère que Arika ne va pas trop mal ( parce que l’on ne peut pas allez bien)

    En tout cas faite attentions toutes les deux, car la France ce n’est pas le Japon. Arika a eu beaucoup de chance de ne pas être assassiné !

    Alors vraiment avant de faire venir des gens chez vous, apprenez a les connaitre un minimum, sous peine d’avoir de très mauvaises surprise.

    De la part d’un sous officier de gendarmerie, soucieux de la sécurité des ressortissant Japonais sur le sol Français. (retire ton post sur la prostitution, car les maisons close sont illégale en France, hors tu as été dans l’une d’elle et tu peux ainsi être inculpé pour prostitution illégal ou convoqué pour divulgué le lieux exact ou tu as eu ton « expérience » et en cas de refus tu serais immédiatement renvoyé au Japon pour « obstruction à la justice et Prostitution illégale » avec avant une possible peine de prison.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :