Ma soirée poker…

Au risque d’en décevoir beaucoup, je n’ai ni été emprisonnée, ni été expulsée suite à mes démêlés avec la justice française. La procédure pour racolage qui a été initiée sur la base d’une dénonciation via Internet (je dois remercier un de mes assidus lecteurs…) est toujours en cours et une audience devant le juge a été fixée au 4 mars prochain. Il semble que je serai jugée avec ma complice d’un jour (la prostituée chinoise qui m’a cédée sa place exceptionnellement) mais surtout seront présentés les responsables de ce réseau de prostitution chinois. Je n’ai visiblement pas de chance car le réseau était surveillé depuis de longs mois et la police fait le pari de me voir témoigner contre les responsables. Ils savent que les prostituées Chinoises ne témoigneront jamais contre leurs souteneurs car ces derniers disposent de moyens de pression très forts en Chine. Une dénonciation équivaudrait à une condamnation d’un membre de la famille de celle qui parlerait. C’est ce que m’a expliqué par la suite l’un des policiers menant l’enquête depuis le début de l’affaire. Je dois préciser d’ailleurs que mes relations avec la police française se sont améliorées, après tout ils ne font que leur travail et j’imagine bien que leur tâche n’est pas aisée.

Je n’avais pas développé la fois dernière mais j’ai enfin repris ma liberté vu que mon idylle avec Ronald s’est terminée de la plus abrupte des manières. En effet, si Ronald m’a offert une magnifique robe Lempicka, j’ai vite compris que ses intentions n’étaient pas louables. Ronald m’a sollicitée pour que je le suive à une partie de poker chez des amis à lui. Nous sommes donc partis dans le 8em arrondissement, près du parc Montceau où nous étions invités dans un très bel appartement Haussmannien. Une petite dizaine de joueurs élégants entouraient la table et visiblement ce groupe se connaissait bien. J’ai été surprise de constater que j’étais la seule fille du groupe et cela ne m’a pas mise très à l’aise. Ronald, si courtois d’habitude a montré un nouveau visage et m’a prié assez rudement de m’occuper du service de ces messieurs. Apporter leurs breuvages respectifs – beaucoup de martini avec glace et citron… – le cendrier de Monsieur qu’il fallait vider et ainsi de suite pendant toute la soirée. Arrivés à une heure très tardive, j’ai demandé à Ronald si nous pouvions rentrer à la maison mais Ronald n’a pas du tout apprécié cette proposition et m’a rabroué sans ménagement. J’ai compris que Ronald était entrain de perdre de l’argent et qu’il faisait tout pour se refaire. De plus en plus dépité, Ronald a jeté ses cartes sur la table en jurant avec des mots très crus. Un nouveau Ronald s’offrait à moi. Le chanceux de la soirée était un homme d’une cinquantaine d’année, pas très agréable physiquement, assez frustre dans son attitude…Il s’est tourné vers Ronald en lui faisant un clin d’œil et en lui disant quelque chose du genre « Je crois que la belle Jap va rester ici ce soir… ». J’étais furieuse et je me suis retournée vers Ronald pour lui demander de quitter les lieux sur le champ. Ronald a baissé la tête…Le « vainqueur » de la soirée s’est approché de moi et m’a attrapé le bras en me demandant de le suivre…J’ai refusé catégoriquement et il m’a saisi à deux mains par les fesses en me disant que je n’avais pas le choix, que c’était le marché conclu avec Ronald. J’ai paniqué car si j’avais accepté l’expérience échangiste avec Ronald, je m’étais préparée à cette soirée en me conditionnant à ce qui allait se dérouler. Dans le cas présent, j’ai eu peur de subir un viol de la part de cet homme, sous la complaisance de Ronald et des autres types qui ne bougeaient pas. J’ai commencé à être insultée par ces hommes qui connaissaient apparemment mon aventure d’Oostende et qui ne comprenaient pas que je n’accepte pas de suivre un homme. Je n’étais décidemment pas prête à vivre cela et j’ai giflé cet homme trop entreprenant. Il était furieux et m’a attrapé par les cheveux…Finalement Ronald est intervenu pour arrêter ce qui aurait pu se transformer en viol. Nous avons quitté les lieux précipitamment et dés que je suis arrivée sur le trottoir j’ai eu le plaisir de voir une station de taxi avec une voiture libre. Je suis rentrée chez moi et n’ai plus jamais voulu entendre parler de Ronald.

Voilà pour mon expérience Belge, la voilà terminée et je suis donc redevenue enfin libre.

Arika quant à elle m’inquiète car je la vois peu à peu s’éteindre sous l’influence de son « amoureux ». Celui-ci est japonais mais fait partie de la jeunesse aisée et malsaine de Tokyo. Son père l’a mis à l’abri du besoin et de tout souci matériel. Il utilise son temps et son enthousiasme pour assouvir ses besoins sexuels les plus étranges. Grand adepte du Shibari (Bondage japonais..) mais aussi du fétichisme, il plonge Arika dans une dépendance érotique sulfureuse. J’ai d’ailleurs retrouvé Arika ligotée dans la plus pure tradition Kinbaku alors que je revenais de cette triste soirée poker et elle se faisait photographier dans les positions les plus lascives. Arika aime cela, elle aime être humiliée, attachée, tattouée…Je vous apporterai plus de précisions sur le shibari plus tard. Je l’ai d’ailleurs expérimenté car je suis très curieuse, mais c’était pour la bonne cause…

7 Réponses to “Ma soirée poker…”

  1. Ryukichi Says:

    Je me doutais que quelqu’un t’avais dénoncé ^^

    Moi je fait parti d’une unité un peu spécial dans la Gendarmerie, donc tes histoires de fesses, j’en ai rien a foutre puis franchement j’ai autre chose a faire que d’emmerdé les Japonais qui vivent a Paris ^^

    Il sont en général assez déçu comme ça ^^

  2. Daigona Says:

    Sympa le père Ronald!
    Une belle robe pour faire oublier que tu seras serveuse puis agent d’entretien puis objet de plaisir. Une mise au poker, de qui ce moque-t-on! J’espère que tu as gardé la robe… Lempicka, mazette!
    Je savais qu’il y avait de pervers mais de cet acabit-là, je suis effarée. Je côtoie le milieu libertin et franchement, ici, les gens sont plus de jouisseurs que des charlatans du bonheur.
    Pour ce qui concerne l’autre affaire, j’espère que ta situation s’arrangera sans trop de mal pour toi.

    Cordialement

  3. Bon le trip pocker/libertinage peut etre marrant… mais beaucoup moins quand ce n’est pas consenti ou quand tu n’as pas été prévenue… tu parlais de photos pour Arika, aucun photographe ne t’as pas proposé de t’immortaliser ? car aucune photo de toi sur ce blog… tu pourrais très bien en mettre sans dévoiler ton identité. Mais bon, c’est tellement bien écrit, et si riche en expériences (!), que tu n’as pas forcément besoin de photos…

  4. « beaucoup de martini avec glace et citron… »

    Quel manque de classe !
    Des gens buvant ainsi leur martini dans le 8e, vous auriez dû vous douter que quelques chose ne tournait pas rond.

  5. Maxwell Says:

    Sacrés Belges, visiblement, tes conclusions hâtives ramenant le flammand au rang de super star du savoir vivre et de l’érotisme semble quelque peu surjoué.
    En même temps les aventures libertines d’une Japonaise en couple avec un Belge sonnaient passablement moins glamour qu’une hirsute célibataire dévergondée, et ce revirement surnaturel (tant Ronald était pétri de qualité jusqu’alors) sonne la délivrance vers d’autres aventures…

  6. Lastel Says:

    ce que Ronald t’a fait est tout simplement dégeulasse

  7. merci pour ton histoir

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